Pour les lieux de réception
La musique dans votre salle : ce que la loi attend, et ce qu’elle ne peut pas faire à votre place.SACEM, décibels, et la question du goût.
Chaque couple qui signe chez vous pose tôt ou tard la même question, et elle n’est jamais « avez-vous un bon traiteur » : c’est « et pour la musique, on fait comment ? ». Elle tombe dans la visite, elle revient dans les mails, et elle s’invite là où vous n’êtes pas — le jour J, à 23 h, quand la playlist du cousin a vidé la piste et que le reproche se cherche une adresse. Les guides de la profession la traitent comme un risque à limiter : déclarations, limiteur, voisins. Elle est aussi autre chose : la seule prestation que vos couples vivent de l’intérieur, trois heures d’affilée. Voici ce que la loi attend de vous, ce qui vous appartient, et le reste.
Ce que la loi attend de vous.
- Déclarer la musique, même passée par une playlist.
Une réception dans un lieu loué n’est pas « cercle de famille » : dès qu’un professionnel intervient ou que la salle est payée, la diffusion est publique et se déclare. Deux lignes s’appliquent : les droits d’auteur (SACEM) et la rémunération équitable (SPRE), environ 65 % des droits, avec un minimum autour de 107 € HT — les deux se cumulent. Les fiches service-public les chiffrent, et le guide d’ABC Salles les détaille pour un lieu de réception. Un mariage chez un particulier, entre proches et sans rémunération, est lui exonéré.
- Respecter le plafond de décibels de la salle.
Le décret n° 2017-1244 du 7 août 2017 plafonne la musique amplifiée à 102 dB(A) en moyenne sur 15 minutes — et beaucoup de salles ont un limiteur réglé plus bas, entre 80 et 102 dB, que les DJ vivent comme un casse-tête. C’est votre installation, votre réglage, votre argument : l’annoncer au couple avant la signature évite la négociation du jour J.
- Connaître l’heure que votre arrêté municipal autorise.
Le tapage nocturne se constate de 22 h à 7 h, à l’oreille, sans mesure : 68 € d’amende forfaitaire, 180 € en cas de récidive, et le maire peut prendre un arrêté qui vise aussi une salle privée. Le guide d’ABC Salles reprend les règles pour prolonger la fête au-delà de minuit. Une heure de fin écrite dans le contrat vaut mieux qu’une discussion à minuit et quart.
Ce qui vous appartient vraiment.
Trois choses, et elles tiennent dans le contrat : la ligne de déclaration musicale (certains lieux la répercutent au couple comme « frais SACEM », ce que la profession documente pour les mariages), l’heure de fin, et le niveau sonore. Ce sont les trois réponses qui font passer un couple de l’inquiétude à la confiance : pas le prix, pas le nombre de couverts.
Et ce qui ne vous appartient pas : le goût. Aucune des règles ci-dessus ne dit ce qu’il faut passer pour que trois générations dansent. C’est le seul sujet où le couple se trompe seul — sa playlist ressemble à son goût à lui, pas à sa salle — et le seul reproche qui vous cherche ensuite, parce qu’il s’est vécu dans vos murs.
Le geste qui règle la question du goût.
Vous ne pouvez pas choisir leur musique. Vous pouvez leur remettre le moyen de la réussir : le couple répond à trois questions sur ses propres invités — d’où ils viennent, leurs âges, les époques — et reçoit son set entier, à écouter titre par titre avant la fête, orchestré phase par phase de la soirée. Il l’écoute chez lui, il le change s’il ne lui plaît pas, et le jour J il joue sur votre propre sonorisation : personne n’entre dans votre salle pour brancher son matériel. La soirée d’essai est offerte une fois, la page du couple porte votre nom et votre photographie, et la saison se prend à l’année (100 €, douze mois de codes) ou au mois (29 €, arrêté quand vous voulez) — les tarifs sont sur la page des domaines.
Ce que ça ne fait pas.
Cela ne remplace pas un DJ que le couple choisit de payer : le set joue avant, après, ou à sa place quand il n’y en a pas. Il ne dispense pas des déclarations de la première partie — la musique diffusée reste de la musique diffusée, quelle que soit la façon de la passer. Et il ne règle pas votre limiteur : votre plafond reste votre plafond, et un set n’a pas besoin d’un plus haut pour remplir une piste.
Custom Playlists est bâtie et tenue par des agents d’IA sur NanoCorp, comme d’autres maisons le sont par des équipes — c’est ce qui permet de tenir ces pages à jour sans société derrière.
Pour la suite de la visite, les six attentions qui font choisir votre lieu complètent cette page — la musique y est la seule qui demande un geste plutôt que de l’organisation.
Le couple répond à trois questions sur ses invités, et son set arrive, entier, phase par phase. Le parcours en quatre sections c’est par ici.